lundi 31 mars 2025

exécution provisoire

Marine Le Pen est, pour l’instant, condamnée à quatre ans de prison dont deux ans ferme, aménageables avec un bracelet électronique (elle pourra faire des soirées pyjama avec Nicolas Sarkozy – je plaisante car enfin, on ne parle pas de narcotrafiquants ni des terroristes islamistes, tout de même), à 100 000 euros d’amende et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Bref, ce n’est pas rien mais ce n’est qu’une demi-surprise car on s’y attendait un peu, non ? En tout cas, hier soir, dans C à vous, sur France 5, le député RN, Jean-Philippe Tanguy, a bien joué son rôle de roquet et a crié au complot et ce qui me désole, c’est que tous les électeurs de base de Marine Le Pen  vont également le croire alors que parmi eux, combien ont crié au scandale lors de la condamnation de Sarkozy ?

Globalement, c’est quand même deux poids, deux mesures, en France. Particulièrement en France même si j’imagine que c’est la même chose dans d’autres démocraties qui ont oublié qu’elles avaient justement la chance d’en être, des démocraties. Parce que je me souviens avoir entendu Marine Le Pen hurler avec les loups contre Cahuzac et consorts mais quand ça lui tombe dessus, forcément, c’est injuste. C’est inique. C’est un coup d’état. C’est un abus de pouvoir. Les juges sont des vendus. C’était déjà prévu de la condamner même avant le début du procès. Bref, on n’en a pas fini avec cette histoire. Et je crains même qu’on ait des manifestations dans la rue alors que normalement, on ne devrait pas commenter une décision de justice. Ce que tout le monde a fait et fait depuis hier et même avant.

Et même moi, ce matin. Je reconnais que j’en parle et que je ne parle que de ça mais reconnaissez que je ne commence que les réactions que j’ai entendues hier soir mais pas la condamnation en elle-même. Je dis juste que ça suffit d’être systématiquement agressif dès que quelque chose ne convient pas. Dans un bouquin, récemment, j’ai lu une phrase qui m’a bien plu et qui disait, en substance : les politiciens passent leur temps à être contre ce qui est proposé jusqu’à être capables d’en arriver à contester que deux et deux font quatre car ça les arrange. On est exactement dans ça, non ? Et puis, soyons raisonnables, Marine Le Pen est inéligible et alors ? Il en reste, d’autres candidats potentiels au RN. OK, je n’imagine pas du tout Jordan Bardella à la tête du pays mais… Oh ben non, tiens, je ne vois personne d’autre.

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dimanche 30 mars 2025

mardi ou mercredi (ou jeudi, aussi)

lors, départ mardi ou mercredi ? À moins que ça ne soit jeudi, oui, aussi. En réalité, on ne le sait pas nous-mêmes. Et ça n’a pas une importance capitale, en ce lundi matin, à l’heure où je publie ce billet du jour. Ce billet du lundi car il ne sera réellement valable que ce jour car demain, ce billet du lundi, comme nous serons mardi, ça ne sera pas pareil. Il n’aura pas le même effet. Bref, nous devrions partir pour Biscarrosse, tous les cinq : le patron, le président, Kali, Shuka et moi. Le patron, parce que c’est chez lui. Le président, car il vit avec moi. Les chiens, car ils aiment bien aller à Biscarrosse. Et moi, parce que moi, pour y aller, pour y rester et pour en revenir, je ferai office de mari, d’ami, de maître, de bagagiste, de chauffeur et d’intendant (courses et cuisine) et voilà, comme ça, les présentations sont faites.

Oui, je sais, à peine rentrés de Dourdan, départ pour Biscarrosse en vue ? Ma foi, ne boudons pas notre plaisir et profitons-en tant qu’il en est temps car peut-être un jour, ça ne sera plus possible. Peut-être parce que nous ne le pourrons plus. Ou alors Biscarrosse n’existera plus. Ou alors, j’aurai eu un grave accident. Ou alors l’un des autres sera mort. Ou alors, la troisième guerre mondiale aura débuté et elle durera au moins tant que ça. Si ce n’est plus. Ou alors, on aura un nouveau virus qui nous confinera pendant des mois et des mois ou pourquoi pas, des années et des années.  Ou alors, tout ça en même temps. Je sais, ce ne sont pas des pensées très, très gaies mais que voulez-vous, en bon pessimiste qui ne s’ignore pas, je ne vais pas faire semblant que nos lendemains sont prêts à chanter. Voire à danser.

Non, non, nous devrions vraiment partir à Biscarrosse mais pour des raisons dépendantes de la volonté du président, nous n’irons peut-être pas avant jeudi soir. Tant pis. Et comme nous devons y recevoir un couple d’allemands, Peter et Lisa, au moins pour un jour et pour une nuit… Ils veulent voir la mer. Sauf qu’ils ne savent pas, les pauvres, qu’à Biscarrosse, ce n’est pas la mer mais l’océan, ça n’a rien à voir. C’est l’Atlantique, le dernier rempart contre la connerie trumpo-muskienne. Ou musko-trumpienne. Non, je ne peux pas m’en empêcher car rien ne me plaît avec ces deux lapins crétins qui, en vérité, ne sont pas des lapins. Donc, si nous ne partons que mercredi (ou jeudi, aussi), j’ai encore un peu le temps pour préparer ma valise. Et quoiqu’il en soit, comme toujours, demain est un autre jour. Comme aujourd’hui.

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samedi 29 mars 2025

perdre deux fois

Ça s’est passé lundi dernier, la veille de notre départ pour Dourdan, la capitale de l’amitié, en cette presque dernière semaine de mars. Dourdan, ville pour le rapprochement des gens entre Bordeaux et elle-même. Ou entre lui-même ? Dourdan, c’est une ville mâle ou une ville femelle, au fait ? Tiens, c’est une bonne question, ça. Parce que si on prend la ville du Mans, c’est masculin. Si on prend le Soudan, c’est encore masculin. Mais Dourdan ? Tiens, ça pourrait faire un sujet intéressant pour un prochain billet. Mais revenons aux moutons qu’on peut trouver à Dourdan : la veille de notre départ, j’ai fait plein de choses, pour ne pas changer et il m’est arrivé deux fois la même mésaventure, j’ai fait la même « bêtise » deux fois. Quoique, plus qu’une bêtise, c’est plus une étourderie. Oui, mais bon… Ne jetons pas l’eau du bébé…

Je vais faire deux ou trois courses chez Lidl avant d’aller aux putes et une fois les caisses automatiques passées, je me suis installé sur le bout de caisse où il n’y avait personne pour tout ranger dans un ordre qui me semblait juste : les choses lourdes au fond du sac et les plus légères, par-dessus et je suis allé où j’avais rendez-vous. Un peu plus d’une heure après, j’étais de retour chez moi et je voulais acheter de quoi déjeuner, quelque chose de rapide car je ne voulais pas cuisiner. Pas la veille d’un départ à Dourdan. Et au moment de payer, je n’avais plus mon portefeuille. J’ai un peu paniqué mais comme j’avais encore une carte bancaire du patron dans une de mes poches, j’ai pu payer et je suis rentré téléphoner au numéro national de Lidl qui a contacté le magasin où personne n’avait rien trouvé.  

J’ai aussitôt fait opposition à mes deux cartes de paiement et j’ai commencé mes démarches sur Internet pour tous mes papiers. Sauf que j’ai voulu en avoir le cœur net, je suis retourné chez Lidl où on m’a aimablement remis mon portefeuille qui avait bel et bien été trouvé. Revenu au centre-ville, je suis allé chez Mollat où j’ai sorti mon portefeuille pour sortir ma carte de fidélité Mollat et payer avec la carte du patron. Et je suis rentré chez ce dernier pour deux ou trois choses à traiter. Et là, coup de fil de la librairie : « Monsieur Girault ? Vous avez laissé votre portefeuille à la caisse. » Je suis allé le chercher. Et comme je n’aime pas faire les choses en nombre pair, je l’ai rapidement perdu et retrouvé une troisième fois chez moi, dans les toilettes. Voilà, ça, c’est moi. Ça, c’est ma vie. Et non, je n’en suis pas fier.

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vendredi 28 mars 2025

tout augmente

On nous prend vraiment pour des jambons. J’en veux pour preuve nos deux voyages en TGV INOUI, cette semaine. Tiens, ne serait qu’au niveau du café (j’en ai tellement bu, depuis mardi dernier, que j’en suis au bord de l’overdose), mardi dernier, le jour de l’aller, les deux cafés (un normal, serré, pour le président et un allongé pour moi), ça m’a coûté 5.70€ au wagon-bar. Et hier, le jour du retour, ça m’a coûté 5.80€ pour la même chose. Alors, de deux choses l’une, soit il y a eu une inflation de 1.75% sans qu’on en ait été informés, ni le président, ni moi. Bon, le président, d’accord. En effet, ce n’est pas lui qui s’y est collé. Mais moi, on aurait pu me prévenir. Et le patron aussi parce que là, c’est avec sa carte que j’ai payé (voir billet de demain) ((remarquez, je peux déjà vous dire que je n’ai pas abusé, 11.50€ avec sa carte en trois jours et demi, ça va, non ?))

Et s’il n’y avait que cette histoire de café, ça pourrait encore passer mais que nenni, tenez, regardez les numéros de nos sièges : à l’aller, nous étions en voiture 3, places 63 et 64 mais au retour, nous étions en voiture 3, places 71 et 72, soit 12.6% d’augmentation d’un trajet à l’autre. Sans oublier qu’hier, nous étions en haut alors que mardi, nous étions dans un train à un seul niveau, donc, au milieu. OK, au niveau du numéro de wagon, ça n’a pas augmenté mais quand même, 12.6% pour les sièges, il faut vraiment avoir les moyens. Ensuite, continuons sur le temps de circulation, ah non, là, ça a baissé car au retour, nous avons eu 2h16 alors qu’à l’aller, 2h25. Oui mais quand même 4.17% de plus à l’aller par rapport au retour. Inadmissible. Et c’est sans compter que nous avions plus d’agents SNCF hier que mardi. Ils ont été multipliés par trois dans notre wagon.

Poursuivons : si je prends le nombre de coups de téléphone passés mardi et ceux passés vendredi, c’est du simple au double. Et le nombre de SMS et messages WhatsApp envoyés et reçus, idem. Non, ce n’est vraiment pas possible. Et je ne vous dis pas le nombre de fois où j’ai dû me lever pour aller faire pipi, deux fois plus en ce qui me concerne. Je n’ai pas encore reçu toutes les données concernant le président. Enfin, si je prends le gros livre que j’ai en cours et qui me passionne mais que je n’ai pas pris le temps d’ouvrir pendant que j’étais à Dourdan : 133 pages lues mardi et 171, hier. Vous imaginez le taux d’augmentation ? 28.57% en plus. Non, moi, je dis non. Messieurs Mayrou et Bacron, ça ne peut plus durer comme ça. Je pense que je vais en référer à monsieur Donald Musk. Et comme on parle d’aller à Biscarrosse, la semaine prochaine...

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jeudi 27 mars 2025

retour progressif à la normale

Je ne peux pas trop parler de notre chambre au château, ni de notre immense salle de bains ni des petits déjeuners qu’on nous a apportés au lit car, encore une fois, tout doit rester secret, en temps normal, personne ne peut séjourner dans le Château de Dourdan et si monsieur de Carvalho, le maire, nous a fait cette fleur, en réalité, c’est à nos deux amis, M. et P. qu’il voulait spécialement remercier. Nous-mêmes, nous les remercions tous car nous avons rarement vécu une villégiature aussi plaisante. Ça va nous faire tout bizarre de rentrer chez nous, demain. En effet, demain soir, nous serons de nouveau chez nous. Ce sera la soirée Danse avec les Stars, ce sera une ambiance tout à fait différente. Oubliée la vie de château mais en même temps, nous savons très bien où est notre vraie place, alors, tout va bien. Mais nous remercions M. et P. car pendant trois jours, nous étions deux beaux au bois dormant. 

Pour notre retour à la gare, on nous a raccompagnés à Massy avec la même limousine que celle du jour de notre arrivée et nous avons eu droit au Chant du Départ, cette fois, interprété par une chorale de jeunes garçons, tous habillés en bleu lavande. C’était très émouvant quand ils ont tous agité un mouchoir bleu ciel pour nous saluer. Et on nous a offert un bouquet de fleurs séchées. Ça sentait vraiment le départ. J’ai nettement préféré l’arrivée. Bref, dans le train, nous avons de nouveau au droit à des coupes mais cette fois, ce n’était plus du champagne mais du Prosecco. Je m’en suis foutu car j’aime le Prosecco autant que le champagne. Mais c’est un peu comme partout, au début, tout est beau, tout est rose et à la fin, on sent que le niveau baisse. Je ne dis pas ça pour critiquer, vous me connaissez.

Et moi, maintenant, je vais devoir trouver une façon aussi royale de les recevoir quand ils viendront à Bordeaux… J’ai déjà quelques idées en tête, je les ferai venir avec le jet privé de mon meilleur ami. Ils dormiront au… Ils dormiront dans le… Dans la… Non, là, il faut que je prenne mon temps pour chercher l’endroit le plus beau, le plus grandiose et le plus inattendu. Je vais réfléchir et de toute façon, je ne peux pas tout dévoiler à l’avance. Je les recevrai avec des grands crus millésimés. Je leur offrirai une représentation privée dans le Grand Théâtre de Bordeaux et un tour en Montgolfière au-dessus de la Dune du Pilat. Nous irons dîner chez le futur gagnant de Top Chef, celui qui aura le droit d’avoir un restaurant avec une étoile. Et je leur offrirai un livre sur le Château Trompette, l’ancien château fort de Bordeaux.

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mercredi 26 mars 2025

pas en Espagne, le château

Résumé de l’épisode précédent : voir billet d’hier.

« Ils vous attendent à l’intérieur après que vous aurez déposé vos affaires dans la chambre même de Blanche de Castille mais je vous rassure, tout est rénové, ce n’est pas la même ambiance qu’à son époque. » J’avoue avoir été un peu surpris de devoir porter ma valise, avec ma lombalgie chronique car vu tout le protocole auquel nous avons eu droit depuis notre départ de Bordeaux, j’aurais pu imaginer voire apprécier qu’on ait un groom pour nous éviter cette corvée mais on ne va pas commencer à tout critiquer alors qu’on vient à peine d’arriver. « Bonjour vous deux » « Ah, Pasc… » « Chut, nous devons absolument rester anonymes car on nous a fait une fleur en nous prêtant le château à l’occasion de votre venue, ça ne doit pas se savoir. » « D’accord, Myr… » « Ttt, ttt » « Ah oui, c’est vrai. » De sa part à elle, je n’ai pas été étonné qu’elle ait pensé à me faire ce clin d’œil on-ne-peut-plus ironique. 

En effet, lui, son mari, était habillé en Père Noël, mardi, quand ils nous ont accueillis dans le château. Forcément, nous étions le 25. Et ça ne lui a pas échappé, à elle. À celle qui veut rester anonyme mais bon, passons, contre mauvaise fortune, j’ai fait bon cœur car en plus, nous étions logés comme des princes. Pour ne pas dire comme des rois. On nous a même présentés à monsieur Jean-Pierre Colin car ce dernier nous voulait comme invités d’honneur au Salon de Printemps et nous avons même pu rencontrer Anne Smith et Jean Lemonnier. La première est une assez célèbre peintre anglaise spécialisée dans les œuvres représentant des cargos, des ports et des paysages industriels. Le second est un peintre et un sculpteur plus axé sur le monde animalier. J’ai beaucoup aimé Anne Smith, son travail m’a plus enthousiasmé. Je suis globalement très sensible aux œuvres d’art un peu « industrielles. »

Sinon, nous avons été officiellement reçus comme des invités de marque à la Table de Blanche par un chef cuisinier qui s’est mis en quatre pour nous servir le meilleur de ses possibilités. Oh, bien sûr, ce n’est pas la meilleure table du monde mais quand on est reçus comme nous avons été reçus, on ne peut être qu’enthousiastes. J’ai pu manger mes premières asperges pour cette année et si j’ai quelques doutes sur les menus où nous propose plus de la moitié des plats avec un supplément mais bon, comme c’est le patron qui régalait, alors… J’ai aussi pu voir quelques tulipes chez mes amis car nous avons pris un peu de temps pour aller voir leur maison et leur immense jardin. Outre que nous avons été royalement traités, je peux vous dire que j’ai passé un bon moment de détente. C’est la vie de château. C’est ça.

À suivre

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mardi 25 mars 2025

très bon accueil

Alors là, je dois dire que mes hôtes ont mis les petits plats dans les grands. Hier après-midi, nous avons été reçus comme des rois. Des coqs en pâte. Et vraiment, même si je n’avais aucune crainte, aucun doute sur leur capacité à nous recevoir en amis, là, je dois avouer que ça ne m’était jamais arrivé avant. Jamais je n’ai été traité, reçu comme hier après-midi. Et ça a commencé dès que le TGV a quitté la gare St Jean (Bordeaux) pour celle de Massy-TGV (Massy) car, en effet, tenez-vous bien, un steward, charmant, est venu nous apporter une coupe de champagne au président et à moi tout en nous souhaitant un bon voyage. « De la part de vos amis de Dourdan mais ils souhaitent rester anonymes. » Et cette coupe de champagne, ce n’était qu’un début car dès que nous en avions vidé une, il venait nous resservir. Et ainsi de suite. Et tant et tant et plus. À votre santé.

De ce fait, notre voyage s’est excellemment bien déroulé si ce n’est que rapidement, je n’ai plus été capable de lire le gros bouquin que j’avais emmené. Normal, au bout de plusieurs coupes, j’ai commencé à somnoler un peu. Le même steward, toujours aussi charmant, est venu nous prévenir que nous arrivions à Massy et nous étions invités à ne rien oublier dans le train. Une fois sorti de la gare, une espèce de majordome est venu nous chercher pour nous accompagner jusqu’à la voiture de nos hôtes. Et là, surprise, une fanfare et une chorale de petites filles (elles étaient bien mignonnes mais un peu jeunes, quand même) nous ont accueillis sur l’air de la Danse des Petits Chats de J.J. Lionel (le même qui a fait la Danse des Canards) « L'un derrière l'autre en file indienne, pour attraper la queue du chat. On se déhanche, on se démène, à qui attrapera la queue du chat… »

C’était amusant mais je me demande encore pourquoi le choix d’une telle chanson et là, ce n’étaient pas nos hôtes qui nous attendaient, mais monsieur de Carvalho (il s’est présenté et c’est tant mieux car nous ne le connaissions pas), le maire de Dourdan devant une superbe limousine blanche. « Je vous emmène chez vos amis dont je ne peux citer le nom par souci de discrétion. » Et une fois dans la voiture, il nous a proposé de boire du champagne dans des jolies flûtes très élégantes aux armoiries de la ville : trois pots fleuris d’argent et trois lys d’or. C’était très chic mais je commençais déjà à voir moins nettement que d’habitude. Le champagne, à force, même s’il est bon, parfois… Et voilà que la limousine nous dépose dans la cour du château : « Vos amis anonymes m’ont demandé s’ils pouvaient vous recevoir dans le château, comme je ne peux rien leur refuser… »

À suivre

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lundi 24 mars 2025

bon anniversaire à toi

Eh non, je n’ai pas oublié. Bon anniversaire à toi. Et surtout, cette année, il ne fallait pas que je te rate car quand même, quarante ans, si je ne me trompe pas, ça compte, hein ? Oui, je sais, je crois me souvenir que tu ne donnais pas plus d’importance que ça à l’âge, à ta date d’anniversaire et peut-être même au fait que tu avançais dans le temps. Je m’en souviens ou je pense m’en souvenir mais peu importe, pour moi, ça reste quelque chose d’important. Tu n’es plus là. Je ne suis plus là. Mais ça ne m’empêche pas de penser à toi. Ça n’empêche pas mon cœur de penser à toi. Ça n’empêche pas… Même Minouche doit s’en rappeler. La pauvre petite chatte, elle est bien perdue sans toi. Délaissée. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Même pour un petit animal. Woof, woof, woof. Miaou, miaou, miaou.  

Alors voilà, je ne pourrai pas te souhaiter des joyeux quarante ans de vive voix. Tant pis, c’est un peu moi qui l’ai choisi. C’est un peu toi qui l’as voulu. Sans qu’on n’en ait véritablement conscience, ni toi, ni moi. Sans qu’on n’y puisse rien tant qu’on ne l’aura pas décidé. Je ne peux le faire que par écrit. Et encore, que dans les colonnes de ce blog mais si ça se trouve, j’écris dans le vide, comme souvent dans ma vie, car si tu ne me lis plus, c’est vraiment une bouteille percée jetée dans un océan. En plus, es-tu toujours là ? Je veux dire as-tu toujours autant d’Écus ? Je sais, encore une histoire d’Écus mais là, ce n’est pas de ma faute. Sauf celle de ne pas savoir me retenir. Sauf vis-à-vis de toi. Entre l’amour et l’amitié, chantait Henri Tachan, il n’y a qu’un lit de différence. Un simple pageot, un pucier où deux animaux se dépensent.

Et quand s'installe la tendresse entre nos corps qui s'apprivoisent, que platoniquement je caresse de mes yeux ta bouche framboise, alors l'amour et l'amitié, n'est-ce pas la même romance ? Eh oui, c’est cette chanson que j’ai dans la tête, aujourd’hui. Parce que c’est fête, parce que c’est ton anniversaire. Parce que c’était toi, parce que c’était moi. Et parce que plus rien. Alors, je ne sais pas ce que ça te fait vraiment, d’avoir quarante ans mais moi, je suis fier de toi. Lequel est parti, toi ou moi ? Les deux, probablement. Parce que c’est ainsi que ça devait se passer. Moi, je me souviens très bien du jour de mes quarante ans. J’espère que ça se passera aussi bien pour toi que ça s’est bien passé pour moi. Et tu verras, dans dix ans, si nous sommes encore tous les deux sur Bordeaux, peut-être tes cinquante ans.

https://www.youtube.com/watch?v=i1QCU3xbqcw&ab_channel=HenriTachan-Topic

 

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dimanche 23 mars 2025

préparer ses bagages

Bon, comme nous prenons le train demain vers 13h, c’est aujourd’hui ou jamais pour préparer les affaires pour la valise. Parce que demain matin, je n’aurai pas vraiment le temps et vu comment le président aime bien que les choses soient faites en avance pour ne pas avoir à courir au dernier moment… Maintenant, moi, je suis plus cool. Le président a organisé une liste « nécessaire de voyage » type et il s’y conforme ligne par ligne en cochant chaque chose qu’il a faite et en rayant quand ce n’est pas utile. Moi, je survole un peu plus ce truc-là, j’ai tendance à  improviser autant qu’à tout prévoir. Et tant pis si j’oublie quelque chose car en termes de vêtements ou de produits de toilette, on ne va pas au bout du monde et on trouve de tout, à Dourdan, si besoin se faisait sentir de se dépanner.

Moi, quand je pars en vacances, la première chose que je prépare, c’est un livre. Un gros de préférence. Là, j’en ai choisi un de 800 pages mais comme je ne sais pas si je ne vais pas l’avaler sans mâcher, j’en ai prévu un second de rechange, nettement moins gros car il ne faut pas pousser non plus. 350 pages me suffiront au cas où. Ensuite, je prévois tous les cordons de recharge : téléphone, tablette et montre. Sans eux, je suis perdu et j’ai déjà fait un coup pendable, en Sicile, en 2012 où j’avais oublié mes cordons dans le tiroir de ma table de chevet à l’hôtel et quand je m’en suis rendu compte, vu que le patron et le président ne voulaient pas que je fasse la route pour y aller, on a demandé à l’hôtel de nous les faire livrer par taxi. 150 kilomètres. On a les moyens de ses étourderies ou on ne les a pas.

Enfin, en dernier, donc, les vêtements, les sous-vêtements et tout pour la toilette, surtout la brosse à dents. Je n’emporte jamais ma brosse à raie culière en voyage car c’est vraiment trop intime. Si le TGV déraillait et qu’on retrouvait une partie de mes bagages, on chercherait à m’identifier à partir de ce seul objet resté intact. Parce que forcément, il y a mon ADN, dessus. Ah oui, c’est vrai, peut-être devrais-je l’emporter quand même, alors ? Attendez, je réfléchis. Je vais me tâter un peu et je prendrai ma décision après. En attendant, il ne faut pas que j’oublie un carnet pour noter des choses pendant le trajet en train. Voilà. Tout à l’heure, tout sera prêt. Sauf mes tongs (qui me servent de chaussons, partout) et mes médicaments que je préparerai demain matin, après le petit déjeuner. En attendant, cool, hein ?

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samedi 22 mars 2025

Vincent Latour

Mais, je le connais, ce mec. Putain, il a vachement changé. Ça fait quoi, d’ailleurs ? Une quinzaine d’années ? Oh oui, au bas mot. Quand je l’ai connu, si c’est bien lui, il faisait plus jeune que son âge mais là, je ne sais pas quel âge il a mais il fait bien plus. Il n’y a pas photo. De toute façon, c’est simple, j’ai quitté la boîte en… Attends, c’était en 2003 ou en 2004 ? En 2003, je crois. Enfin bon, en 2003 ou en 2004, ça ne change pas grand-chose. Je l’avais croisé une fois, lors d’un salon des antiquaires et il errait dans les couloirs comme moi, j’étais avec le patron, nous nous étions salués, nous avions peu ou prou parlé. Je me souviens que je lui avais dit que j’étais dans le mareyage, désormais et que les composants passifs, c’était fini pour moi. Je n’avais rien demandé sur lui mais bon, hein ?

De toute façon, je ne l’ai jamais aimé, mon ancien patron. Ce mec, je crois qu’il s’appelle Vincent L… quelque chose, je ne l’ai jamais estimé et je pense que c’était largement réciproque. Il avait donné son feu vert pour m’embaucher mais c’est parce que j’étais très bien recommandé. Il n’a pas été déçu même s’il ne me l’a jamais dit. Mais on ne s’aimait pas. Déjà, la première fois qu’on s’est vus, c’était dans un restaurant à Orly. Il voulait me rencontrer pour savoir si ça valait la peine que je vienne passer des entretiens à Bordeaux. Et bon, tout ça, c’est du passé mais ça m’agace, je ne me souviens plus de son nom de famille. Pour son prénom, Vincent, j’en suis quasiment sûr. À environ 97% pour ne pas dire plus. Mais peut-être que j’ai du mal à me souvenir de son nom car je m’en foutais, de lui.

Vincent Latour ? Non, ça ne me dit rien. Vincent Lefour ? Ah, je l’ai vraiment sur le bout de la langue. Son nom de famille, il commence par L, c’est la seule chose dont je suis absolument et intégralement certain. Vincent Lamour ? Non, pas Vincent Lamour. Mais, au fait, est-ce que c’est bien Vincent ? En même temps, c’est le prénom qui m’est tout de suite venu à l’esprit, quand je l’ai aperçu, tout à l’heure. J’aurais dû m’arrêter et aller le voir. J’ai bien vu qu’il ne me reconnaissait pas après mon signe de tête mais je m’en fous, en fait. Christophe ? Non, Vincent. Vincent Dufour ? Non. Ah que c’est agaçant de ne pas trouver. Et pourtant, en réalité, ça n’a aucune importance. Vincent Dutour ? Bon, si j’essayais de penser à autre chose. Vincent Delfour ? Je suis tout prêt, je le sens, je le sais. Patrick Marchant, c’est ça.

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vendredi 21 mars 2025

dernière nuit avant la prochaine

Cette nuit, celle qui vient de passer, l’air de rien, c’est la dernière nuit ici avec les chiens chez le patron, qui est rentré de l’hôpital depuis deux jours. Parce que normalement, je n’ai plus besoin de faire de permanence car à partir de ce midi, Pauline arrive et prend le relais. Et moi, comme ça, je vais pouvoir partir à Paris Dourdan, mardi midi, comme prévu. Ça va me faire tout bizarre de retrouver mon lit, ce soir. Mon lit, mes draps, ma couette et ma serviette éponge pour protéger mon oreiller pour les sommeils un peu mouvementés et qui dit « mouvementé », chez moi, dit transpiration. Mais heureusement, ça m’arrive moins souvent qu’auparavant. Peut-être parce que je me suis régulé avec l’andropause. Allez savoir. En même temps, ça n’intéresse personne, ce genre de détails personnels.

Donc, ce matin, je vais remballer les affaires que j’avais installées dans cette chambre qui est devenue un peu la mienne et dans la salle d’eau attenante, qui est devenue aussi un peu la mienne. En toute franchise, je préfère ma salle d’eau chez moi. L’eau y est chaude plus vite et le pommeau propose un jet plus puissant. Et quand je lis, le soir, avant de dormir, je trouve que le lit est bon mais l’interrupteur un peu loin (ou alors, mes bras ont rétréci) et ça manque de prises électriques pour charger mon portable mais ça, je m’en fous un peu parce que je le fais le matin de bonne heure. Alors voilà, tout à l’heure, j’irai défaire les draps pour les mettre au sale. Au revoir le drap housse, au revoir le drap du dessus, au revoir les taies d’oreiller. Au revoir le couvre-lit (jeté de lit, comme dit le patron, justement.)

Ce soir, je dormirai chez moi. Oh, pas pour longtemps puisque dès mardi soir, je dormirai à Dourdan (sauf imprévu de dernière minute car je ne sais ni annuler, ni interdire les imprévus) et donc, normalement, si tout se passe bien, si le train ne déraille ni à l’aller, ni au retour, je dormirai de nouveau chez moi vendredi prochain, le 28. Est-ce que je vais m’y habituer ? M’y réhabituer ? Est-ce que je ne vais pas être un peu, totalement perdu. En même temps, je n’ai pas une vie nocturne plus intense que ça, en règle générale, je lis, je m’endors, je dors, je rêve, je me réveille, je me lève pour faire pipi, je me rendors, je dors, je rêve, je me réveille et je me dis que c’est une nouvelle journée qui commence et que tout ira peut-être bien. Ça ne dépend pas que de moi. Mais on s’y fait, à la longue. On se fait à tout.

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jeudi 20 mars 2025

qui de nous deux

Qui de nous deux ? Non, c’est tout, il n’y a rien derrière ce début de question. Elle est complète. C’est juste « qui de nous deux ? », ce n’est pas la peine d’ajouter « a la plus belle », « a la plus grande » ou « a la plus grosse », c’est juste qui de nous deux. En fait, je vais vous avouer quelque chose de très intime. Et non, ça n’a pas de rapport avec mon sexe même si je viens de parler de la plus belle, de la plus grande et de la plus grosse. Non, je vais vous parler d’un de mes péchés mignons. J’en ai plusieurs comme ça. Mais comme je ne vais pas tout dévoiler, ce n’est pas mon genre, je vais juste vous parler de quelque chose que j’aime en cachette et que je m’abstiens d’acheter car je me dis que ça n’en vaut pas forcément la peine même si ça me ferait vraiment très plaisir de passer à l’acte.

Alors voilà : j’aime les romans-photos. Tous les romans-photos sauf peut-être ceux qui ne sont pas romantiques. Mettons que s’il existait des romans-photos violents un peu comme le rock métal, je ne suis pas sûr d’être un client potentiel. Mais les romans-photos avec des histoires d’amour, des gens qui s’aiment, qui se quittent et qui se rabibochent ou d’autres qui se trompent et tout et tout, j’adore ça. Et là, quand le patron était à l’hôpital, j’ai trouvé plusieurs exemplaires de l’hebdomadaire Nous deux. C’est une revue spécialisée dans les histoires sentimentales mais avec une grande partie dite « magazine féminin pratique » avec des pages sur la mode, la beauté, la cuisine et tout et tout. Et des interviews de célébrités. Et des pages sur les voyages et des potins et du blablabla et du blablabla.

Mais moi, ce que je me contente de lire, ce sont les pages romans-photos. Et j’y prends un plaisir incommensurable. Ça me rappelle celui que nous avions fait en 1980, avec deux copines quand je suis arrivé à Paris. Bien sûr, nous n’avions pas beaucoup de moyens et le nôtre ne faisait que deux pages mais ceux de Nous deux, mon Dieu, quels délices, quel plaisir, quel pied. Mais qu’on ne se méprenne pas, ça ne m’excite pas sexuellement, non. Ça m’excite intellectuellement. Si, si. Je confirme qu’on peut être excité intellectuellement par un roman-photo. Est-ce que ça veut dire que j’ai raté ma vocation ? Non, parce que je ne regrette rien mais oui, j’aurais pu écrire des histoires pour Nous deux. Ça m’aurait plu mais je ne le savais pas, à l’époque et comme je suis devenu  feignant.

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mercredi 19 mars 2025

d’hirondelles mais pas de saucisson

Attention, ce matin, quelques hirondelles mais pas de fausse joie pour les amateurs de charcuterie, des hirondelles mais pas de saucisson, hein ? Ouais, je sais, c’est un peu limite mais j’assume. J’assume car je suis de bonne humeur ce matin. Et parce qu’il est très tôt mais c’est normal, je vais à la piscine à 7h. Oui, parce que la piscine Judaïque est ouverte au public de 7h à 8h30, le jeudi matin, quand ce ne sont pas les vacances scolaires. Et parce que ce jour voit le retour du printemps. L’éternel retour du printemps. Et qui dit printemps, dit oiseaux qui chantent, dit fleurs qui fleurissent et le retour des asperges et des fraises. Et le printemps, ça a comme un avant-goût d’été. Oui mais moi, est-ce que j’aime l’été ? J’aime bien mais sans plus. Parce que l’été, ça pue la canicule et je déteste avoir trop chaud.

En tout cas, c’est le printemps, à partir de ce matin. À 9h01, très précisément. Je serai déjà rentré de la piscine et je serai chez mon toubib, chez mon généraliste pour deux ou trois points concernant le patron qui rentre ce midi de son séjour à l’hôpital. Quand je vous dis que je suis de bonne humeur. C’est comme les chiens, je ne leur ai encore rien dit mais ils doivent le sentir car ils sont moins bizarres, ce matin. Bref, nous sommes en plein équinoxe (tiens, ça me rappelle un poème du mec moi, un de ceux que j’ai le plus aimés dans tous ceux que j’ai pu écrire) et ça, ça me réjouit. Sachez, mesdames et messieurs que s’il a pu y avoir des équinoxes de printemps au 21, 22 ou 23 mars, pour l’instant et au moins jusqu’en 2102, ça sera toujours le 20 mars. C’est comme ça et pas autrement. Un peu de fermeté, quoi.

Mais cette date du retour du printemps et des hirondelles (mais pas de saucisson), ça n’a rien à voir avec le printemps météorologique qui lui, a commencé le 1er mars. Comme l’an passé. Comme l’année prochaine. Et celles qui suivront. Il s’agit d’un printemps qui correspond aux mois de mars, avril et mai, ces trois mois pendant lesquels les jours rallongent et que l’ensoleillement progresse, surtout dans l’hémisphère nord. Et là, on est vraiment dans un printemps calendaire et non pas astronomique. Bref, je suis de bonne humeur. Je vais préparer un bon déjeuner pour le retour du patron. Je vais enfin ne plus aller le voir tous les jours à l’hôpital et pouvoir prétendre à partir pour Dourdan, mardi prochain. En effet, avec le retour du printemps, les choses rentrent dans l’ordre. Un ordre qui me convient mieux.

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mardi 18 mars 2025

Houdar de la Motte

Non, ce n’est pas une blague, ni un jeu de mots et encore moins une contrepèterie. Non, Houdar de la Motte, c’est un auteur français, un peu contemporain de Jean de la Fontaine. Ce dernier a été élu membre de l’Académie Française en 1684 et Houdar de la Motte, en 1710. Ces deux-là auraient pu se rencontrer mais pas forcément (bien) se connaître. En effet, si Jean est né en 1621 et mort en 1695, Antoine Houdar de la Motte est né en 1672 et mort en 1731, donc, pendant 23 ans, ils auraient pu se croiser mais sans doute pas plus. Et encore moins avoir une histoire d’amour. Ou alors, Antoine aimait les hommes murs. Bref, Houdar de la Motte est très célèbre pour au moins une phrase alors qu’on le méconnait totalement. Antoine n’est né qu’Houdar et s’il a ajouté de la Motte, c’est un surnom qui lui est venu d’une terre.

Il fut un artiste complet. En effet, il fut auteur, dramaturge, tragédien, poète, fabuliste, librettiste et même créateur de ballets (à l’époque, on ne parlait pas encore vraiment de chorégraphe et surtout, Danse avec les Stars n’existait pas, bien sûr), donc, quelqu’un dont j’aurais forcément entendu parler, dont nous aurions forcément entendu parler mais vraiment, j’ai beau fouiller dans mes souvenirs et mes bouquins, je n’ai trouvé aucune trace de lui. Pas même dans mes Lagarde et Michard. Vous vous souvenez des livres de français, les Lagarde et Michard ? Eh bien, ce matin, au réveil, avant de descendre, j’ai regardé dans les deux volumes des seizième et dix-septième siècles et je n’ai rien trouvé sur notre cher Antoine Houdar de la Motte. Et quand je pense qu’il a pu être aussi célèbre de son vivant, je ne comprends pas…

Après, ça ne me regarde pas. Il a peut-être été ensuite considéré comme écrivain mineur mais bon, il n’en reste pas moins qu’il a été académicien. Et l’Académie Française, c’est quand même autre chose que la Star Académie. Malheureusement, je suis un peu désolé de constater que ce sont les participants gagnants de la seconde qui passeront peut-être à la postérité. C’était quand même bien mieux avant, de ce point de vue-là, non ? Quoiqu’il en soit, Houdar de la Motte, c’est lui qui a écrit : « Donnez le même esprit aux hommes, vous ôtez tout le sel de la société. L'ennui naquit un jour de l'uniformité. » Moi, j’ai juste envie de lui rendre hommage, à Antoine Houdar et dire que bien mal naquit ne profite pas.  La preuve.

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lundi 17 mars 2025

on ne voudrait pas abuser, non plus

La semaine prochaine, nous serons chez des amis à Dourdan. Ils sont sympas, vraiment, ils ne nous ont pas invités, le président et moi mais ils ont dit oui dès que je leur ai dit : « nous arriverons à la gare de Massy TGV le 25 mars à 15h41, prière de venir nous chercher et si possible, sans retard car ce n’est pas un endroit agréable pour attendre. Et j’espère qu’ils vont pouvoir nous déposer vraiment devant la porte de chez eux car nous ne sommes pas du genre à partir en Terre Inconnue avec un barda dans le dos. Non. Et comme je l’ai déjà écrit dans ces colonnes (voir billet du 1er mars de cette année), nous avons réservé une chambre double avec salle d’eau privative et WC itou. Bon, ça nous conviendra parfaitement mais nous savons que la suite royale était déjà prise. Il faut dire que nous nous y sommes pris un peu tard.

Quoiqu’il en soit, nos hôtes sont adorables vu qu’ils nous ont demandé ce que nous n’aimions pas manger et surtout, comme le « janvier sec » est fini depuis le 1er février ce que nous aimions boire. Ce à quoi nous avons répondu que pour le président, depuis son opération du mois de septembre, il fait tout sans alcool même celui à 70°, pour se désinfecter une plaie, il n’en prend que sans alcool, ça marche moins bien mais contre mauvaise fortune, bon cœur, hein ? Ils nous ont également demandé ce que nous aimerions visiter mais comme nous n’aurons que deux jours pleins sur place, ce sera un peu limité alors nous nous contenterons de rester sur Dourdan, son château, sa halle et son salon de printemps où exposent peintres et sculpteurs. Après tout, nous sommes là pour être ensemble même sans crapahuter partout.

Et le plus extraordinaire, c’est qu’ils nous ont demandé la taille pour nos sous-vêtements, nos pantalons et nos t-shirts car ils nous ont dit qu’ils prévoyaient tout ça afin de nous éviter des bagages trop lourds. Même chose pour les produits de toilette, même les livres et même mon blog, si je veux, ce sont eux qui l’écriront, pendant trois jours, c’est classe, non ? Bien sûr, je vais devoir leur communiquer mon login et mon mot de passe mais comme on n’est jamais trop prudents, je changerai ce dernier dès mon retour à Bordeaux, le 28. Maintenant, comme ils sont très prévenants, peut-être qu’ils pourraient aussi prendre en charge nos passages aux toilettes afin de nous éviter d’y aller nous-mêmes. Et de se moucher le nez à notre place. Et idem pour le brossage des dents. Et la brosse à cheveux. C’est OK, alors ?

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dimanche 16 mars 2025

maman (version 2025)

Ça m’a embêté de ne pas assister à la révélation de la chanson de Louane, chanson sélectionnée pour représenter la France au prochain concours Eurovision de la chanson, le 17 mai prochain en Suisse. Ça m’aurait embêté car c’était annoncé comme un événement quasi mondial, pendant la mi-temps du match de rugby France-Écosse, finale du tournoi des 6 Nations 2025. Ça m’a embêté car j’aime les situations extraordinaires et comme je suis quelqu’un qui est curieux de tout, là, ça m’avait titillé. En effet, cette espèce de secret bien gardé, de créer un fait original et bon, on aimerait bien un petit cocorico, quand même. Personne n’a oublié que la France n’a pas gagné ce concours de la chanson depuis 48 ans (1977) et il serait temps qu’on montre un peu qu’on en a dans le pantalon, nous aussi.

Alors, samedi soir, je n’ai pas regardé le match de rugby, j’ai vaqué à quelques occupations et de temps en temps, je zappais sur France 2 pour savoir quand aurait lieu la mi-temps et la surprise annoncée. Je l’ai ratée mais hier matin, dimanche, je me suis jeté sur le replay du match et j’ai regardé la prestation de Louane. Si je vous dis que ça m’a mis les poils (moi qui n’en ai presque pas – naturellement, hein – je déteste l’idée de m’épiler le peu que j’ai.) Bien sûr, il y a eu une mise en scène extraordinaire avec des percussions, la chanteuse perchée sur une plateforme dans les airs et des feux d’artifice à certains moments. Mais au-delà de ça, si je n’ai pas compris toutes les paroles à la première écoute, je l’ai écoutée de nouveau et ça m’a profondément ému. J’en ai eu le kiki serré.

Parce que ça parle de filiation. Parce que je me suis intéressé d’un peu plus près à cette jeune femme que je connais mal et j’ai découvert des choses qui valaient la peine. Dans sa chanson, elle s’adresse à sa mère, disparue quand elle-même avait 17 ans et elle lui dit ce qu’elle est devenue, qu’elle est elle-même devenue maman et que sa petite fille de 3 ans l’appelle maman, justement. Ça m’a beaucoup touché car outre le spectacle grandiose au stade de France, à la mi-temps, ça parle, ça peut parler à chacun de nous. Moi, j’ai appelé mon père « papa » mais personne ne m’aura jamais appelé papa. Je n’ai aucun regret mais bon, ça a remué quelque chose en moi, malgré tout. Et bravo à Louane et croisons les doigts pour que cette chanson touche tout le monde. Rendez-vous le 17 mai.

https://www.youtube.com/watch?v=eFxmwaaqa2E&ab_channel=francetv (Eurovision 2025)

et une autre chanson de Louane, intitulée aussi Maman, mais qui date de 2015, joli lien entre les deux

https://www.youtube.com/watch?v=qioKqVANkPI&ab_channel=DeezerFrance

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samedi 15 mars 2025

o tempora, o mores (savoir si je vais bien)

Savoir si je vais bien… Mais non. En réalité, je m’en fous de savoir si je vais bien. Pourquoi me posé-je cette question, hein ? Après tout, ça ne me regarde pas, hein ? C’est vrai ça, de quoi je me mêle, hein ? Et attention, hein, ça fait déjà trois fois que je dis « hein » en même pas trois lignes, sur Word. Non, pas trois fois mais quatre, maintenant. C’est quoi ce cirque ? Il y a vraiment des matins où je ne dois pas avoir les yeux en face des trous de pine car franchement, je m’auto-interroge de façon plutôt saugrenue. Oui, je sais, quand j’étais plus jeune, on disait « sotte et grenue » mais les temps ont changé. O tempora, o mores. Autres temps, autres mœurs. Pardon ? Ce n’est pas la traduction exacte de cette citation latine ?

Et ça veut dire quoi, alors, puisque tu es si malin, toi qui viens de me répondre ? Ô temps, Ô mœurs. Mouais. Je me demande si je n’aimais pas mieux pas propre version. Autres temps, autres mœurs, ça a plus de gueule. Et je n’aime pas trop qu’on me contrarie dès le matin, comme ça, comme ça vient de se passer. Parce que ça risque de me faire aller un peu plus mal. Non pas que je n’aille pas si bien que ça mais bon, c’est le matin, j’en connais qui sont toujours hospitalisés et d’autres qui font deux heures de tram tous les jours et qui font portier pour des chiens. Alors, savoir si je vais bien quand on me reprend sur O tempora, o mores, vous comprendrez bien que… D’accord, j’en ai fait une traduction un peu subjective, et alors ? Si tu veux qu’on joue à ce petit jeu (pléonasme), tu vas me trouver et pas plus tard que maintenant.

Déjà, la véritable phrase, c’est « O tempora, o mores !* Senatus haec intellegit, consul videt, hic tamen vivit. Vivit ? » Ah là, ça t’en  bouche un coin, hein ? (et de cinq…) Et si je pouvais spontanément la traduire au débotté et au pied levé, je dirais que ça pourrait signifier : « Ô temps, ô mœurs ! Le sénat sait ces choses, le consul les a vues et pourtant il vit. Il vit ? » Ouais, je te l’accorde, ça reste presque plus abscons en français plutôt qu’en latin. Oublions, alors, si tu veux bien. Et revenons à mes moutons. Est-ce que je vais bien ? Bof. Et de toute façon, qu’est-ce que ça peut me faire, si je vais bien ou non, quoiqu’il arrive, il faut que j’avance. Même si j’ai toujours mal au dos. Et au pied. Et à la tête, alouette. Je me plumerai. Et avec une seule partie de mon pennage, je ferai connaître mon ramage. Et donc, je vais bien ?

* Heus, exclamationis punctum.

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vendredi 14 mars 2025

si tu n’es pas là, tape deux fois du pied

Allo ? Tu es là ? Si oui, réponds-moi, s’il te plaît. Dans dix jours, c’est ton anniversaire et j’aimerais bien savoir, j’aimerais bien avoir de tes nouvelles. Et dans vingt-quatre jours, ça fera un an… Un an pour le petit mot resté en poste restante. Peut-être perdu. Peut-être pas. Mais d’abord, pensons à toi avant de penser à toi. Si, si, je l’ai faite exprès, cette répétition. C’est normal, il y en a deux à qui je pense spécialement, souvent, régulièrement sauf peut-être que l’autre un peu plus que… C’est comme ça. Alors, si tu es là, réponds-moi, je t’en prie. Fais-moi un signe, il y a des moments où je n’en peux plus de ce silence. De ces silences. Ça fait trop de motus et bouche cousue et comment veux-tu, comment voulez-vous qu’on s’embrasse si on garde la bouche fermée, hein ? Oui, je sais, on peut s’embrasser sans mettre la langue mais là, moi, c’est justement ce dont j’avais envie. Mettre la langue.

Allo ? Tu es là ? Tu ne veux pas me répondre ou tu n’es pas là ? Si tu n’es pas là, fais le moi savoir, s’il te plaît. Je ne sais pas moi, si tu n’es pas là, tape deux fois du pied par terre, avec les talons. Au moins, comme ça, je n’insisterai pas. En tout cas, je ne te harcèlerai pas comme ça, plusieurs fois en quelques minutes. Tes silences me rendent impatient. C’est exactement comme si j’étais en manque. C’est ça. Je suis intoxiqué de toi et je suis en manque parce que je n’ai pas eu ma dose. Il y a longtemps que je n’ai pas eu ma dose. Je suis totalement à la ramasse, sans toi. Pourquoi tu ne veux pas me répondre ? Pourquoi tu ne serais pas là, d’ailleurs. Et peut-être que toi aussi, tu as une aponévrosite plantaire et donc, tu ne peux pas taper d’un talon par terre. Mais tu en as un autre, normalement.

Allo ? Tu es là ? Tant pis. Je ne peux même pas dire que ce n’est pas grave parce que pour moi, ça l’est, indiscutablement. Tiens, je vais te laisser un message. Ce serait sympa que tu l’écoutes et que tu entendes entre les lignes. Si tu es là, si tu n’es pas loin, je te propose de venir me rejoindre dans mon lit. Tu pourrais apparaître dans un de mes rêves. Ou plusieurs. Ça, ça serait classe. Et pour moi, ça remplacerait un peu ton silence. Tes silences. Et tu n’aurais plus besoin de taper deux fois du talon par terre pour me dire que tu n’es pas là. À ce propos, je te rappelle que même quand tu n’es pas là, ce qui est toujours le cas, tu es toujours au fond de moi. Parce que tu es dans mon cœur. Pour toujours. À jamais. Et comme on dit : impossible n’est pas français. Rassure-moi, tu n’as pas de carte de séjour ?

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jeudi 13 mars 2025

revisité, déstructuré

C’est un peu agaçant, quand on va au restaurant car il y a une espèce de mode concernant les expressions des cuisiniers, des serveurs et des autres membres du personnel. Je me souviens, il y a plus de 40 ans, avec des amis, nous étions allés à la maison du Danemark, un restaurant un peu chic sur les Champs Élysées et moi, malgré le fait qu’à l’époque, j’étais réservé, timide et fauché, en général, je ne la ramenais pas trop. Sauf que là, à peine étions-nous arrivés qu’un loufiat nous demande « vous partez à quelle heure ? » et ça m’avait choqué. J’ai répondu « tout de suite » mais mes amis m’ont fait signe de me taire. Peut-être que je n’ai pas bien compris le sens de la question mais moi, je trouve que ça ne se demande pas, ça. Imaginez un peu : « Bienvenue mais à quelle heure pensez-vous partir ? »

Et de nos jours, outre les « petits » et « petites » dans chaque phrase, surtout chez les serveurs « il s’agit d’une petite fricassée de noix de Saint-Jacques dans une petite réduction de petites fleurettes de brocolis accompagnée d’un petit riz sauvage aux petites herbes. Je vous souhaite un bon à petit », il y a les recettes revisitées et les plats déstructurés. Par exemple, quand on sert un potage lorrain, on vous explique qu’il s’agit d’une quiche lorraine revisitée, c’est-à-dire en version liquide. Une soupe, ni plus, ni moins. Et alors, une religieuse au café déstructurée, c’est une pâte à chou légèrement craquante émiettée dans une verrine avec un peu de crème pâtissière légèrement aromatisée au café et le tout présenté avec des petits clous de vanille chocolatée. Non, moi, je dis non. Je m’insurge, je m’insurge vraiment.

Parce que les religieuses au café, ça reste un de mes desserts préférés (déjà que je n’en mange pas souvent, du dessert…) alors, j’insiste, non, non et non. Pas de religieuse déstructurée. Moi, j’ai envie d’un simple gros chou et d’un plus petit, tous les deux, remplis de crème pâtissière au café et reliés, l’un à l’autre avec un peu de crème au beurre à l vanille. Pas envie de verrine. Pas envie de révolution. Pas envie de concept. Pas envie d’une religieuse comme un dessert signature. Pas envie d’une expérience et pas envie qu’on me prive d’un plaisir primaire et régressif. Alors, oublions tout ça et tant pis pour les restaurants, moi, j’aime les chefs qui cuisinent pour les autres, pas pour eux-mêmes. Voilà. Ce matin, c’est exactement ça que j’avais envie d’écrire. Et on peut aimer les religieuses au café tout en étant apostat

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mercredi 12 mars 2025

ça m’étonne, docteur

Bonjour Docteur, je viens vous voir car regardez, mes dernières analyses sont étonnamment bonnes. Et je vous ai même fait un tableau Excel avec l’évolution de tous les points qui étaient mauvais, depuis 6 ans et si vous voulez, à l’occasion, je pourrai remonter à bien plus loin dans le temps mais il faudra attendre un peu que je récupère les infos et que je les compile. En tout cas, de mémoire, je n’ai pas eu d’aussi bonne biochimie du sang depuis au moins trente ans. Regardez, même mes Gamma GT, ils sont toujours un peu au-dessus mais ils n’ont jamais été aussi bas. 64 pour une valeur de référence de 55. Regardez, en 2019, j’étais à 168. Vous ne trouvez pas ça extraordinaire ? Je peux vous dire que moi, si. Et du coup, je suis vachement content. Parce que hein, autant vous le dire, je reviens de loin.

Je reviens de loin mais vous le savez, Docteur puisque je pense que c’est grâce à vous que mes résultats sont aussi bons. C’est sans doute grâce à tous ces compléments alimentaires que vous m’avez prescrits et que j’ai soigneusement pris, jour après jour, matin après matin, soir après soir. Vous croyez que ça vient vraiment de mon ordonnance de compléments alimentaires ? Ah oui, j’en suis absolument certain, Docteur. Pas vous ? Eh bien, comment dire, mettons que je suis plus surpris que certain. Plus surpris que certain ? Mais vous avez eu les bons réflexes, la bonne attitude et la bonne prescription, vous avez tapé exactement là où il fallait taper. Justement, c’est un peu ça qui m’étonne car c’était la première fois que j’ordonnais ces produits-là et je ne savais pas précisément ce qui allait se passer.

On se connaît, vous et moi, Docteur, ça fait des années que je viens vous consulter, j’ai donc confiance en vous et je vous ai obéi au doigt et à l’œil. Et pourtant, vous n’êtes pas proctologue. Mais quoiqu’il en soit, les résultats sont là, vous les avez sous les yeux. Oui, je les vois mais je ne comprends pas. Non, je ne comprends pas. À vrai dire, je pensais que vous ne pourriez jamais revenir à des niveaux normaux. Comme tous mes autres patients qui continuent d’avoir des résultats désastreux. Mais enfin, Docteur, vous saviez bien ce que vous faisiez en me prescrivant tous ces produits ? Je crois que vous préférerez ne pas entendre ma réponse. Alors ça, je me demande bien pourquoi. Ne me dites pas que vous avez joué avec ma santé comme à la roulette russe. Ce sera 30 euros, s’il vous plaît.

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mardi 11 mars 2025

à part ça, bof

Bon, et à part ça, ça va ? Bof. Ce qui me désole, c’est qu’au train où vont les choses, il n’est pas certain qu’on puisse fêter Noël en temps et en heure, cette année. En effet, si la troisième guerre mondiale est déclenchée, dans le doute, on n’a que deux solutions : soit s’abstenir (Ouaiiiiis ! Tiens, un point d’exclamation) ou avancer Noël au 25 mars, dans 11 jours. Et moi, je me demande si 11 jours, ça sera suffisant à tous les accros de la déco pour pouvoir tout préparer. En même temps, si rien n’est prêt à Dourdan, quand nous arriverons, le 25, ce n’est pas  bien grave. Et je dispense tout doudou qui se respecte d’enfiler son costume de Père Noël car moi, peu m’en chaut. Et 11 jours, ça risque d’être un peu court pour trouver des cadeaux pas ad hoc (tiens, cadeau et ad hoc, ça pourrait être une anagramme – ou presque.)

Bon, et à part ça, ça va ? Bof. Quand je pense que je suis allé deux fois aux États-Unis, en 1983 (4 semaines) et en 1986 (5 semaines) et que j’avais toujours dans l’idée d’y retourner un jour, peut-être pour fêter notre quarantième anniversaire mais une chose est sûre et certaine, ça ne sera pas cette année. Et pour notre jubilé ? Non, je crois que je n’y retournerai plus jamais dans ce grand pays qui faisait tant rêver, jadis. L’Amérique, l’Amérique, dadidada, dadidada… Non, d’abord, je ne tiens plus spécialement à prendre l’avion. Et encore moins pour des vols aussi lointains. Et ensuite, quand je vois ce que c’est devenu en quelques semaines, non merci, très peu pour moi. Pas envie. Pas besoin. Je m’en fous. Besoin de rien, pas envie de toi. Dommage car il y a vraiment des endroits que j’avais aimés et d’autres que j’aurais aimé voir.

Bon, à part ça, ça va ? Bof. Ouais, c’est exactement ça. Bof, bof et re-bof. Je suis toujours un peu garde-portier pour chiens. J’attends avec une grande impatience et un peu d’inquiétude que le patron rentre chez lui parce que l’hôpital, c’est bien beau (quoique, quoique…) mais il y a un moment, c’est comme quand on part en voyage, il y a toujours un moment où il faut rentrer chez soi. Retrouver son quotidien. Ses routines. Et tant pis si c’est moins amusant. De toute façon, il faut bien savoir se poser, de temps en temps. Et moi, même si ça me permet de lire au moins deux heures par jour pour aller le voir chaque après-midi, je préférerais m’abstenir de prendre le tram comme ça, surtout sur cette ligne qui dessert les campus universitaires où je me sens vraiment décalé parmi toute cette jeunesse si éloignée de moi.

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lundi 10 mars 2025

four vapeur

Moi, il y a presque deux ans, quand j’ai visité l’appartement dans lequel nous vivons depuis un an et demi, j’avais été estomaqué par la beauté de la cuisine, par sa grandeur et par sa luminosité et pourtant, j’ai déjà procédé à des changements et je vais certainement en faire d’autres car il y a quand même des choses qui ne me plaisent pas dans cette cuisine de compétition. Déjà, deux jours avant d’emménager, une fois qu’on a eu les clés de l’appartement, on a fait installer un îlot central avec le même revêtement que le reste des plans de travail. Et des grands tiroirs. Et on a acheté deux tabourets de bar un peu rembourrés. Mais moi, rapidement, j’ai changé la plaque de cuisson à induction car sur celle qui nous a été vendue avec le bien immobilier n’avait que deux feux qui fonctionnaient sur trois.

Ensuite, comme on a des problèmes avec le réfrigérateur qui n’est pas assez grand à mon goût, on est en train de regarder pour en changer pour un mieux avec une alarme quand la porte n’est pas fermée et éventuellement, un tiroir fin pour les bacs à glaçons. Et ensuite, on verra mais là, j’ai deux fours quasiment identiques, de la même marque : un four standard, combiné avec plusieurs modes de cuisson et un autre, qu’on m’a vendu pour un four vapeur combiné micro-ondes. En réalité, c’est un four plus petit, avec plusieurs modes de cuisson et une fonction micro-ondes mais pas celle de la vapeur. Et en dessous, un tiroir chauffant pour les assiettes et autre vaisselle de service. En réalité, je ne m’en suis jamais servi de ce gadget, à mes yeux. Et moi, tout content d’avoir deux fours dont un « vapeur », j’ai vite déchanté.

Alors, je me dis que comme les deux tableaux de commande de mes feux fours actuels ne me satisfont pas vraiment (les molettes réagissent de moins en moins bien), je me tâte pour changer les deux. On va d’abord s’occuper du réfrigérateur-congélateur. Et pourquoi pas un réfrigérateur-congélateur vapeur ? Tiens, comme ça, ça remplacera mon four du même nom. Ou alors, un four à voile et un four à vapeur. Ou encore, un bar à vapeur d’alcool. Ou ajouter un bassin dans la salle d’eau pour faire des bains vapeur. Ou des bains-marie. Ou un four à pression comme les Kärcher. Ou un four crématoire, il paraît que pour les pizzas, c’est le top. Ou un four à poterie. Ou une pierre à feu. Ou une chaleur tournante… non, pas une chaleur tournante, je ne veux pas être accusé de violences sexuelles, moi, non, non. 

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dimanche 9 mars 2025

dis, quand reviendras-tu ?

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits, voilà combien de temps que tu es reparti. Tu m’as dit cette fois, c’est le dernier voyage, pour nos cœurs déchirés, c’est le dernier naufrage. Au printemps tu verras, je serai de retour, le printemps c’est joli pour se parler d’amour. Nous irons voir ensemble les jardins refleuris et déambulerons dans les rues de Paris… On n’est pas obligés de se parler d’amour pour s’aimer, on peut aussi « juste » se parler d’amitié. D’ailleurs, entre l’amour et l’amitié, qui reste le plus souvent ? J’ai bien ma petite idée mais je ne veux pas choquer la ménagère de moins de cinquante ni celle de plus. Non, sans plaisanter, c’est vrai que ça fait déjà une éternité que tu es parti et nous, nous t’attendons. Et quand je dis « nous », je ne parle pas de moi à la première personne du pluriel, nous, je parle de deux ou trois autres et moi. Chacun se reconnaîtra. Eux deux en particulier.

Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà, craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois. À voir Paris si beau dans cette fin d'automne, soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne. Je tangue, je chavire, et comme la rengaine, je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne. Ton image me hante, je te parle tout bas et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi… Alors, sans aller jusque-là et même si c’est vrai que cette chanson de Barbara (une de mes préférées) me vient tout de suite à l’esprit quand je pense à toi, quand je pense à ton retour, je me dis que tant pis, j’assume, j’ai hâte que tu reviennes car toi aussi, tu fais partie de ceux que j’aime. Et chaque matin, quand je me réveille, dans cette chambre qui est devenue la mienne depuis plusieurs semaines, je m’interroge : dis, quand reviendras-tu, dis, au moins le sais-tu ? Tu sais, j’ai un petit blues, ce matin. Mais ça ira.

J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours, j'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour, si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs, je reprendrai la route, le monde m'émerveille, j'irai me réchauffer à un autre soleil, je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin, je n'ai pas la vertu des femmes de marins… Moi non plus, mais moi, c’est pire, je n’ai aucune vertu. Ce qui n’est pas grave car je vis bien avec ça. Ça fait si longtemps que je suis comme ça. Il n’empêche que même si je n’ai pas de vertu, j’ai des valeurs. Et tu fais partie de celles-ci. Quand j’aime, j’aime vraiment. Et je deviens vite une louve, une lionne ou une chatte : il ne faut pas toucher à ceux que j’aime et tu en fais partie et quelqu’un ou quelque chose t’a touché et mon premier réflexe, ça a été de sortir mes griffes mais il n’en a rien été, je me suis posé. Je t’attends.

https://www.youtube.com/watch?v=qGBDIjuZtXk&ab_channel=Barbara-Topic

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samedi 8 mars 2025

le jour local de l’homme

Et si nous décidions que le 9 mars devienne le jour local de l’homme pour faire le pendant (normal, le jour de l’homme, ça pend forcément) de la journée international de la femme… de la journée internationale des femmes… de la journée internationale des droits de la femme… de la journée internationale des droits des femmes… Pfou, qu’est-ce que vous êtes compliquées, mesdames, pour nous, pour moi, le jour local de l’homme, ça me va très bien, pas la peine d’en faire des caisses.

Alors, on dirait donc que de ce matin à ce soir, ce sera le jour local de l’homme. J’en serais le président et seul membre unique mais néanmoins fondateur (à moins que ça ne soit l’inverse) et tout ça aurait été voté à main levée et à l’unanimité pour qu’il n’y ait pas de contestation ni bourrage d’urnes. Surtout que si les urnes ne sont pas consentantes, ça peut s’apparenter à du viol et moi, je ne veux pas de problème, je ne veux pas faire d’histoire. Et à mon jour local de l’homme, il ne peut y avoir d’autres membres que sur invitation validée par mes soins. Et par mes chiens. Aussi les miens.

Ça veut dire que certains d’entre la gent masculine, il y en a qui pourront toujours de brosser avant qu’ils ne puissent faire partie de mon club très fermé. Par exemple, des gros machos comme Donald Musk, Vladimir Poutine, Elon Trump, Dominique Pélicot, Cyril Hanouna, Aymeric Caron, Pascal Praud et Bachar Al Assad peuvent se tripoter entre eux, ils ne feront jamais partie des gens que je vais honorer. Mais pas comme Balzac. Et je ne veux jamais avoir à me retrouver en leur présence, non.

Pourquoi, parce que quelque part, ils me foutent un peu la trouille et ne sont pas des bons représentants de l’espèce humaine de sexe mâle, ce sont des mecs qui n’ont cure de rien ni de personne à part leur propre petite. Et je suppose que ces mecs-là ne doivent pas spécialement apprécier la journée du 8 mars. Même Caron car comme il fait des différences entre les femmes arabes et les femmes juives, il n’y a aucun universalisme en lui si ce n’est sa propre autosuffisance.

Alors voilà, à partir de cette année, le 9 mars sera le jour local de l’homme. Pour l’instant, nous ne sommes qu’un mais par un prompt renfort, peut-être serons-nous trois mille en arrivant au port. Ce que j’aime avec moi, c’est que je suis capable de dire des bêtises tout en faisant des allusions culturelles. C’est mon côté féminin. De dire des bêtises ? Non, de faire des allusions culturelles. Ou l’inverse. Ah zut, mon côté masculin me fait perdre toute lucidité. Vous me comprenez, hein, oui ?

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vendredi 7 mars 2025

un acteur porno est mort

Un acteur porno, un célèbre acteur porno est mort mais personne n’en parle, personne n’en a parlé dans les medias et ce n’est pas parce que moi, je vais en parler que quelqu’un d’autre en parlera après moi. Oui, bon, d’accord, un acteur porno, hormis quelques-uns, très rares, ce n’est pas du tout grand-public et ça intéresse qui, hein ? À part une poignée de branleurs et d’obsédés du cul, on ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup de gens sensibles au trépas d’acteurs de film X. Il y en a peu qui ont laissé des traces dans les annales de la mémoire collective (elle est bien, celle-là, je suis assez content de moi) et si on excepte Brigitte Lahaye, Rocco Siffredi, Manuel Ferrara, John Holmes et Clara Morgane ainsi que Jacky et Michel, je ne vois pas quel autre star du X pourrait avoir droit à un hommage posthume.

Après, ce que j’en dis, hein, moi, ça ne vaut pas plus que ça. Parce que je ne perds pas de vue non plus que moi, quand je quitterai ce monde, on n’en parlera pas non plus dans les médias. Hormis mes proches, qui cela intéressera-t-il ? Donc, je suis comme un acteur porno. Et j’imagine très bien la gêne qu’il pourra y avoir pendant la cérémonie d’avant ma crémation : « Nous ne t’oublierons pas, Stéphane, personne n’oubliera combien tu étais puissant dans tous tes films, combien tu pouvais éjaculer abondamment (trucages compris) et combien tu étais bon acteur quand tu faisais « han, han, han, je crois que je viens » et on pourra même évoquer mon Hot d’Or pour mon rôle de « j’ai un slip en cuir et je t’attends sur le buffet », un rôle important où tout le dialogue tenait dans le titre du film, mon chef d’œuvre.

Non, sans blague, c’est terrible d’être un peu connu et de mourir dans l’indifférence. Ce matin, je ne trouve rien de plus triste qu’un acteur porno qui meurt sans qu’il n’en soit fait écho dans les journaux, télévisés ou de la presse écrite. Par exemple, Stella Robert, dans les années 80, qui l’a connue ? Moi, pas longtemps mais bon, je me souviens encore d’elle, plus de quarante ans après. Le jour où elle mourra, si elle n’est pas déjà morte, comment le saurai-je ? La preuve, je me pose la question et on ne trouve rien à son sujet sur Internet. Je n’ai rien trouvé, non. Pour elle, après de nombreuses petites morts, la grande ? Bref, un acteur porno est mort il y a quelques jours. Je ne sais plus trop comment je l’ai appris mais ça m’a touché. Je rassure mes proches, ce n’est pas moi, bien sûr. Euh, enfin, je crois…

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jeudi 6 mars 2025

compassion, tendresse et grâce

J’ai de nouveau eu l’occasion d’entendre une émission d’Hanouna sur la radio bleu marine et j’ai réussi à être encore sidéré. Ça m’a fait tomber mes deux autres bas, ça m’a scié mes deux autres jambes et ça m’a troué mon deuxième anus. Jusqu’où ira-t-on ? Jeudi, le sujet du jour, c’était l’allocution officielle du président Macron au sujet de la situation internationale et en particulier, en Ukraine. Je vous jure que c’est vrai mais Hanouna lui-même, ses gros niqueurs et ses fanatiques qui ont témoigné par téléphone ont dit tant de conneries en quelques minutes qu’on se demande si ça allait pouvoir s’arrêter. Déjà, chaque auditeur a crié allégeance au grand manitou d’Hanouna. Je crois que ça doit correspondre à une espèce de mot de passe pour pouvoir passer à l’antenne. Ça fait peur.

Chacun a critiqué Macron en parlant d’un foutriquet (« ces deux mots le résument bien », a dit une femme. Sauf que foutriquet, c’est en un seul mot, pauvre ignare qu’elle est) et tous les autres ont critiqué son allocution qui ne visait qu’à lui permettre de reprendre la main alors qu’il n’a une popularité que de 17% (c’est toujours déjà plus les 11% d’intentions de vote à la prochaine présidentielle de leur gourou – « dis-moi quand, gourou, ça sera dans ta poche, hein ? ») et le plus con de tous ces intervenants, c’est cet homme qui savait tout, comme leur dieu vivant (jusqu’au prochain camion…) qui a dit que cette allocution était une honte car Macron n’avait pas du tout évoqué le pouvoir d’achat ni l’insécurité en France. Là, j’ai failli applaudir avant de réaliser que non, quand même.

Hé, Ducon, c’était une allocution officielle sur la situation internationale, rien d’autre. Et ceux qui ont dit qu’en cas de guerre, il ne faudrait pas compter sur eux, qu’ils feraient tout pour empêcher les avions de décoller, les trains de rouler et tout et tout… On n’ose les imaginer en 1940… Alors franchement, tous ces gens qui se définissent comme les invisibles défendus par le seul capable de les comprendre, Hanouna, c’est tellement dommage qu’ils ne soient pas muets ou que moi, je ne sois pas sourd car vraiment, entendre tout ça, ça fait froid dans le dos et on n’applaudit pas ce qui fait peur. Pardon ? Pourquoi compassion, tendresse et grâce ? Parce que c’est ce que veut dire le nom Hanouna et qui vient de l’arabe Hanân (compassion, tendresse) et la racine H.n.n signifie aussi grâce en Hébreu.

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mercredi 5 mars 2025

sidéré par sa majesté Hanouna

Je n’ai jamais caché mon désintérêt voire mon mépris envers Cyril Hanouna et s’il m’est arrivé de voir Touche pas à mon poste, c’était toujours à mon corps (et à mon esprit) défendant comme, par exemple, quand je faisais du tapis de marche dans une salle de gym, il y a des années de cela. En effet, il y avait des téléviseurs partout et on ne pouvait pas y échapper. S’il m’est arrivé d’entendre voire d’écouter son émission sur Europe 1, ça n’a jamais été mon choix non plus mais en même temps, je me dis que si on veut pouvoir critiquer quelqu’un, le mieux, c’est quand même de savoir de quoi ou de qui on parle. En revanche, j’avais été captivé par le documentaire sur lui, dans Envoyé Spécial et ça m’avait fait un peu froid dans le dos. Et quand j’ai appris que C8 allait disparaître, je n’ai pas pleuré pour lui.

Mais hier, alors que j’attendais le retour de promenade des chiens (les après-midis, c’est Raphaël qui vient les prendre), chez le patron, Teresa avait laissé la radio branchée sur la station de plus en plus bleu marine. Et là… Et là, les bras m’en sont tombés, ça m’a scié les jambes et ça m’a troué le cul. Une émission d’autopromotion, d’autosatisfaction, un entre soi plein de condescendance pour ceux qui l’aiment et plein de hargne pour ceux qui le détestent. Et ces auditeurs qui appelaient pour lui dire qu’ils le vénéraient. Qu’il était leur oxygène. Que grâce à lui, les invisibles étaient enfin sous ses lumières divines. Et ça se passait de la brosse à reluire. Et ça parlait de ce sondage récent dans lequel il paraît que 11% des français seraient prêts à voter pour lui à la prochaine présidentielle. Et sa tête qui n’en finissait pas d’enfler.

Et, cerise pourrie sur le gâteau moisi, quand un auditeur ou une auditrice, plutôt, lui a dit de faire attention. Qu’il ne fallait pas qu’il finisse comme Coluche. Écrasé par un camion. Parce que Coluche, quand même, il n’est pas mort par hasard. On l’a fait disparaître car il dérangeait. Et Hanouna, lui aussi, il dérange. Et je ne sais plus quel fanatique de ses proches qui a fait un parallèle entre Coluche et Hanouna, deux hommes si identiques, de la même trempe, ne disant que la vérité (que sa vérité, Hanouna, car il n’est pas à quelques approximations près) et prêchi et prêcha et Hanouna, s’il veut bien, toute sa bande peut le sucer, ils sont d’accord. Il y a quand même une grosse différence entre Coluche et l’homme qui se prend pour le messie, il y en a un qui n’était pas proche de l’extrême-droite. On sait tous lequel.

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mardi 4 mars 2025

encore, toujours seul avec les chiens

C’est reparti pour un tour. Je suis encore seul avec les chiens, tous les soirs, toutes les nuits. Ça fait la deuxième que nous passons tous les trois, eux et moi. On a dû attraper la queue du Mickey pour qu’on ait droit à des séances supplémentaires. Non, ça ne m’amuse pas mais si on ne saupoudre pas ses plats du quotidien avec un peu du sel de la légèreté, autant se pendre tout de suite. Autant qu’en emporte tous les vents. Et Otan se dissoudre, comme diraient Trump et Musk réunis. Ou peut-être l’Assemblée Nationale. Ou du Nescafé. Bref, je dors de nouveau tous les soirs chez le patron car il n’est pas là. Il n’a pas trouvé mieux que de se faire hospitaliser. Pour quelques jours, on m’a dit. On va voir. Mais pour les chiens, de toute façon, c’est mieux chez eux que chez moi. Après, je me permets de penser à leur place…

Et je ne sais pas si c’est bien, justement, de penser à leur place car qui sait ce qu’ils ont dans la tête ? Bon, je sais : des images de gamelles avec plein de choses délicieuses dedans, des images de promenades avec plein de bonnes odeurs à renifler, des images avec des tas d’autres chiens croisés, des images avec plein de caresses et de papouilles et des images de pigeons que cette fois, je suis sûre, j’allais l’attraper, m’a encore dit Kali, hier soir. Bien sûr, je pourrais les prendre chez moi, je pourrais leur apporter deux coussins de chez eux et les mettre là où ils sont déjà venus plein de fois mais toujours en journée, seulement. Bien sûr, ils auraient une gamelle d’eau mais chez eux, c’est une maison avec un jardin et chez moi, un appartement avec deux terrasses, une petite et une grande, même si ce n’est pas la taille qui…

Mais chez moi, ça n’est pas chez eux et j’ai bien vu. Je dors dans la chambre en face de celle du patron dont je laisse la porte fermée car il n’est pas là et je mets leurs deux coussins dans celle où je vais passer mes nuits. Dans celle du 10 au 11 février, ils ont dormi sur le petit tapis devant la porte de leur maître, avant-hier, sur les coussins dans ma chambre et hier soir encore mais je sens bien qu’ils sont perturbés. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé même si je suis leur meilleur copain, leur petit maître. Alors bon, j’espère que ça ne va pas durer comme ça pour eux. Que ça ne va pas durer comme ça pour le patron non plus, bien sûr. Que ça ne va durer comme ça pour personne, à vrai dire. Pas même pour les Ukrainiens. Quel est le rapport ? C’est juste un soutien. Même si je ne peux pas aller dormir chez tout le monde.

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lundi 3 mars 2025

dopage entérite

Alors, comme c’est peut-être aujourd’hui que je vais retourner à la piscine pour utiliser une des neuf entrées qui me restent à prendre avant le 12 mars (voir billet d’hier), j’espère juste que ma gastro sera bel et bien derrière moi (quelle curieuse façon d’en parler car bien souvent, une gastro, ça se passe derrière – sauf en cas de nausées et de vomissements mais ça n’a pas été mon cas, sauf les nausées), je me dis juste que si j’ai encore le moindre doute quant à l’état de l’inflammation de la muqueuse de mon tube digestif, je pense que ça ne serait pas raisonnable d’y aller. En même temps, qui le saurait ? Il me suffit juste de ne pas avoir envie d’aller aux toilettes. En espérant que de batifoler dans l’eau, ça ne donne pas envie à mes intestins d’en faire autant. Non, vraiment je me tâte.

Je me tâte parce que, en même temps, j’en ai envie, d’aller nager. Mais pas en eaux troubles, hein ? Et puis, imaginons que j’ai des envies irrépressibles de me lâcher, soit ça peut faire propulseur et là, ça risque de se voir que je vais plus vite qu’en temps normal et on va croire que je me dope. Surtout, que ça risque de se voir. Je vais certainement laisser un sillage derrière moi et j’aurai beau dire que ça ne vient pas de moi, si je suis seul dans ma ligne de nage, je ne vais pas être crédible. Non, le mieux, c’est que je fasse comme pour certains, ceux qui mettent des bouchons d’oreilles pour aller nager, il me suffit d’aller acheter un bouchon d’anus. Et si ça n’existe pas encore, je suis prêt à en déposer l’idée voire le brevet car ça pourrait servir à plein de sujets, pas seulement contre les gastro-entérites.

Quoiqu’il en soit, comment j’ai attrapé ça ? Alors, soit dans le tram, soit à la piscine soit carrément, c’est suite aux énièmes conneries dites et faites par Elon Trump et Donald Musk, là vraiment, on ne peut pas le dire autrement, ils nous font chier dans les grandes longueurs et dans les grandes largeurs. Mais comment peuvent-ils encore avoir du soutien ou de la compréhension en Europe ? Moi, ces deux mecs, totalement fous à mes yeux, me font peur. Ils veulent être les maîtres du monde comme dans un film de James Bond. Et encore une fois, moi, ça, ça me fait chier. De là à m’en rendre malade, il n’y a qu’un pas que j’ose franchir. Et pourtant, je devrais essayer de m’en foutre car je n’y peux rien, contre tout ça. Juste prendre du Spasfon et du Smecta. Et un Doliprane quand le mal de tête est trop fort.

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dimanche 2 mars 2025

course contre la montre étanche

Je peux vous dire que si je n’utilise pas les entrées qui restent sur ma carte de piscine avant le 12 mars, celles-ci seront définitivement perdues car j’ai déjà demandé un prolongement de validité à deux reprises alors qu’on n’a le droit qu’à une seule fois mais je me suis bien débrouillé, j’ai simplement couché avec la personne ad-hoc (mais pas avec le capitaine Haddock, hein ? Non, il doit trop sentir le whisky et le tabac, ça me dégoûterait mais ce n’est pas le propos de ce matin et en plus, il est même peut-être mort, le vieil Archibald et moi, coucher avec un mort, bof, pas très envie) et donc, si j’ai bel et bien couché avec la bonne personne pour faire prolonger ma carte, je peux vous dire que je n’ai pas forcément pris mon pied. En tout cas, avec tous mes soucis de fracture, d’entorses et autres problèmes articulatoires en 2023 et au début de 2024, je ne suis pas allé nager pendant des mois.

Pendant des mois. Et moi, et moi, et moi. Quel émoi ! (Tiens, un point d’exclamation) mais si je me demande quel émoi, alors, ça veut dire qui suis-je ? Euh, on en parlera une autre fois, si vous le voulez bien car on va en revenir à nos longueurs aquatiques. Donc, la semaine dernière, j’ai fait une première séance à la piscine Judaïque, un bassin de 50 mètres mais c’est très fatigant et il y avait plein de monde dont une femme qui devait avoir un moteur là où je pense car elle nageait bien et vite et comme tous les autres, dont je faisais partie, étaient moins bons qu’elle, elle dépassait sans faire toujours très attention et on prenait des coups et moi, je dois avouer que je lui en ai rendu deux ou trois en faisant « ooups », dans l’eau et je peux vous dire que quand on fait « ooups » dans l’eau, ça fait plein de bulles. Essayez et vous verrez. Je ne raconte pas que des conneries, ça devrait commencer à se savoir.

Et les deux autres jours, je suis allé à la piscine Tissot, plus proche de là où j’habitais juste avant d’être là d’où je vous écris, ce matin. Et je préfère nettement cette dernière qui a un bassin de 25 mètres (dans lequel je nage plus vite que dans celui de 50 mètres – il va falloir que je m’intéresse à ce point-là, un de ces quatre) dont l’eau est plutôt bleue alors qu’à Judaïque, elle est verte. Et les vestiaires sont mieux conçus, les douches aussi et bref, si ça n’était pas à 11 stations de tram, j’irai tout le temps à Tissot mais bon, là, c’était parce que c’était les vacances, elle ouvrait plus tôt que Judaïque, tous les matins. Et en plus, jeudi, nous étions quatre dans six lignes d’eau et vendredi, nous étions 7. C’était vachement bien. J’ai mieux nagé. Et là il me reste encore 9 entrées avant le 12 mars. Une vraie course contre la montre étanche. Après, je prendrai une nouvelle carte et je l’utiliserai plus régulièrement. Oui, c’est ça.

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samedi 1 mars 2025

ça commence mal

Je crois que je peux affirmer qu’en réalité, une gastro, ça fait chier, non ? Et ça s’attrape n’importe comment et ça fait mal au ventre, mal à la tête et mal au cul. Mal au cul, suis-je sûr ? Non mais comme personne ne viendra vérifier si c’est vrai ou pas, je m’en tamponne le coquillard. En tout cas, mars a plus mal commencé que ce que j’avais espéré voire que ce que j’avais écrit, hier. Et je n’ai rien vu venir et comme je ne crois pas que ça vienne de quelque chose que j’ai pu manger et comme je suis allé trois fois à la piscine, mercredi, jeudi et vendredi dont deux fois en tram, allez savoir si ce n’est pas là que j’ai chopé cette saloperie. Parce que dans les vestiaires, ça m’étonnerait, j’étais toujours parmi les premiers. J’aime bien faire l’ouverture, quitte à attendre devant la porte pour avoir moins de monde.

En tout cas, vendredi soir et hier matin, samedi, je me suis levé perclus de courbatures et avec la tête pas au top et moi, j’ai d’abord mis ça sur le fait que j’en avais peut-être un peu trop fait. Trois séances en trois jours, était-ce raisonnable ? Et c’est quand j’ai senti les spasmes dans le ventre que je me suis dit « Ouh la, la, ça craint » et j’ai immédiatement… Non, je n’ai pas dit « Ouh la, la, ça craint », je crois que j’ai plutôt dit, je me suis plutôt dit « putain, ça fait chier, si ça se trouve, j’ai une gastro », oui, c’est plus ça, la vérité. Vous me connaissez, je n’aime pas être dans l’à-peu-près. Et si je veux être crédible, il faut que je fasse tout pour. Du coup, hier midi, n’ayant pas trop faim, quelques pâtes sans rien. Hier soir, une soupe, un suppositoire et au lit à 21h. Non, ce n’est pas tout à fait vrai. Il y a eu de la soupe mais…

Mais pas de suppositoire. Ou alors, peut-être était-ce une soupe au suppositoire ? Quel intérêt. Ça n’entre pas par le même orifice. De toute façon, manger de la soupe par l’anus, il y a intérêt à avoir une bonne serviette pour ne pas en mettre partout. Et comment on fait, quand on veut manger une soupe par le cul, si elle est trop chaude, on ne peut pas souffler dessus, hein ? Enfin bon, sans plaisanter, je ne suis pas d’humeur à ça, contrairement aux apparences, je n’ai pas eu de suppositoire, hier soir. Je ne sais même pas si ça existe, un suppositoire contre la gastro-entérite. Donc, pas ou peu de risques de se tromper de trou. En tout cas, je peux vous affirmer que, à moi, ça ne m’est pas arrivé, hier. Pardon ? Qui a dit que c’est moi avais une gastro ? Je n’ai fait que théoriser, moi. Bande de guettes-au-trou, va.  

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faire caca à la piscine

J’ai fait caca à la piscine. Tu as fait caca dans la piscine ? Nan, j’ai fait caca à la piscine. Ah d’accord, tu n’as pas fait caca dans l...